Yann Benoist

Born in Dinan (Brittany) Yann Benoist lives in Paris since 1976.
His versatility gave him all along these years the opportunity to work on stage as well as in studio with a lot of famous and successful french artists : william sheller, renaud, sylvie vartan,
sheila (music director for olympia 89) Mireille Mathieu, Gilbert Becaud,Serge Lama etc...

He worked for television and film with various well-known conductors such as : Jean Claudric, Jean Claude Petit, Gerard Daguerre, Jacques Loussier and many more.

For commercial agencies such as : Hamster Prod, la PAC, Hot Line, SFZ etc...
or for jingle tv and film producers such as "UGC Films" "Envoyé Spécial" "Football Canal+" etc...

Pour la petite histoire, Yann Benoist est le premier guitariste de Rock'n'roll à avoir fait se retourner Lénine dans son mausolée avec sa "Strato" et ses "Marshall" sur la Place Rouge de Moscou le 21 juin 1992.
C'était au lendemain de l'élection de Boris Eltsine, dans le cadre d'un concert historique de Space, et ça mérite d'être signalé.
Yann Benoist est aussi la guitare d'Envoyé Spécial ou du générique UGC, que chacun a pu entendre au moins une fois dans sa vie.
Après avoir soutenu Renaud, Maurane, Patricia Kaas, Francis Cabrel, William Sheller, Sheila, Serge Lama ou Michel Legrand à la scène comme au studio; oeuvré dans les grand orchestres de télévision sous la direction de Jean-Claude Petit, Yann Benoist entame en 1994 la réalisation d'un album qui lui tient particulièrement à coeur : le sien.

Rainbow City est le résultat d'une aventure de production peu banale qui a engendré la participation de musiciens Français aussi prestigieux que différents, et de vocalistes aussi diamétralement opposés que Freddy Meyer et Gilbert Becaud.

Un kaleïdoscope de climats musicaux qu'il faut d'abord écouter, car la musique parle bien plus que les mots.
Après s'être produit en 1992 avec le groupe Space lors d'un concert historique à Moscou, sur la Place Rouge (qui, ce soir là, n'était pas vide !), ce guitariste de rock continue depuis 1993 à électriser les concerts de Gilbert Bécaud. Rencontre de deux musiciens électriques (éclectiques), comme on a pu encore le constater récemment lors de la réouverture de l'Olympia. C'est dans ce contexte que Yann Benoist sort son disque, entreprise de longue haleine puisqu'enregistré de 1994 à 1996, concrétisant son rêve de se voir consacrer autrement que par l'accompagnement de vedettes, même prestigieuses.

La tentation aurait pu être grande pour Yann de jouer à sa manière des morceaux de Bécaud, comme d'autres l'ont fait pour Souchon ou Jonasz.

Bien au contraire, il va s'atteler à un univers musical qui lui est propre. Et malgré l'assistance, sur plusieurs morceaux, d'autres musiciens de Bécaud (ce qui témoigne d'une équipe soudée), Léonard Raponi à la basse et aux manettes, Stephane Vera à la batterie et Serge Munuera aux claviers, Yann Benoist signe tous les titres.

Visiblement inspiré par Eric Clapton, il ouvre avec un rock très Goldmanien, Urgence. Le ton est donné. L'ensemble est très agréable et nous replonge souvent vers des racines 70's. Malgré quelques titres en anglais, évocateurs de longues routes bordées de lignes téléphoniques, motels, Texaco et tobacco roads des guitars heroes, Yann, "back to his roots", ne cherche pas à tout prix à imiter ses illustres cousins d'outre-Atlantique, les JJ Cale et autres Tony Joe White... Le son serait plutôt à la française, cette "French Music Par Excellence" jadis jouée par le groupe Week-End Millionnaire : Rainbow City qui donne son titre à l'album. Overload. Musique matinée de fusion sur Destroy Shuffle. de Dire Straits sur Nébuleuse Bleue et de Chris Rea sur On The Road, titre chanté avec Freddy Meyer. Sans oublier, sur une rythmique progressive appuyée par Stephane Vera et ses fûts, l'envoûtant Rêves de Jeanne, le plus long morceau, assez proche des ambiances "Grand Bleu" d'Eric Serra. Tout au long du disque, il est clair que Yann Benoist se fait plaisir, concluant sur un court mais énergique Tohu-Bohu présageant sans doute quelques futures incursions Zeppeliniennes.

Mais pouvait-il se passer de la participation d'un musicien qui lui a beaucoup apporté professionnellement, en la personne de "Monsieur 100.000 Volts" ? Idéalement placé en seconde plage, sa prestation sur B+B (Benoist + Bécaud, ou l'inverse) ne nuit absolument pas à l'harmonie et aux climats de l'album. En copain plus qu'en "guest-star", Bécaud vient dire - et non chanter - son "Je t'appartiens" complètement revisité par l'arrangement musical de Yann Benoist : ce qui explique que, bien qu'il en soit le compositeur original, GB ne soit pas crédité sur ce titre. Sur un accompagnement de guitare sèche et électrique + saxo et fond de batterie soft, tel un morceau intimiste de Goldman ou Cabrel, nous découvrons Bécaud dans un registre inhabituel. Il prend même des libertés avec le texte initial angIais (Let It Be Me) en y ajoutant quelques paroles. Le résultat est superbe....

Pour l'heure, Yann Benoist reste à découvrir sur disque ou sur scène.

Michel RAYBAUD - Décembre 1997
Back to 'Rainbow City' CD sales page

More about the album